La violence sexuelle envers un enfant est tout acte à caractère sexuel, ou toute tentative d’acte à caractère sexuel, délibéré, non désiré et non essentiel (qui n’a pas de justification médicale, hygiénique ou éducative légitime), commis sur un enfant (y compris à des fins d’exploitation) et qui entraîne ou risque fortement d’entraîner des blessures, des douleurs ou des souffrances psychologiques. (UNICEF, 2023) Elle peut être commise par toute personne, quelle que soit sa relation avec l’enfant, et dans n’importe quel contexte.
Elle peut être sans contact (ex: harcèlement sexuel, envoi d’images à caractère sexuel, chantage à l’image intime (“sextorsion”), ou sollicitation sexuelle d’un enfant via internet (“grooming”) ou avec contact (ex : viol, atteinte à l’intégrité sexuelle, c’est-à-dire attouchements ou actes sexuels imposés, sans nécessairement de pénétration).
Un enfant ne peut jamais être « consentant » face à un adulte. Sa réaction n’efface jamais la responsabilité de l’adulte. La loi belge est claire:
- En dessous de 14 ans : aucun consentement possible
- Entre 14 et 16 ans : un consentement mutuel n’est reconnu qu’entre jeunes dont l’écart d’âge ne dépasse pas 3 ans, jamais avec un adulte.
- La majorité sexuelle est fixée à 16 ans.
- En cas d’inceste : il n’y jamais de consentement possible, quel que soit l’âge.
Les violences sexuelles sur enfants sont des infractions pénales graves et punissables par la loi.
💡 Ces violences s’accompagnent rarement de contrainte physique : elles reposent sur un rapport de pouvoir asymétrique, où l’agresseur exploite la vulnérabilité et la confiance de l’enfant. Souvent, l’adulte se montre d’abord attentionné, isole l’enfant, instaure un « secret », puis utilise le chantage ou les menaces pour s’assurer de son silence.
💡 Certaines agressions signalées impliquent des auteurs eux-mêmes mineurs. Souvent, ces enfants reproduisent des violences subies ou traversent une profonde détresse. Ils nécessitent une prise en soins spécifique, pour interrompre ce cycle, sans qu’on leur accole prématurément une étiquette de “délinquant sexuel”.